Que faut-il penser des drones autonomes ?

drones

The future is bright, right? 

White Mirror ouvre un dossier un peu plus sombre et traite des malaises générés par la série d’anticipation Black Mirror. Aujourd’hui, place à l’épisode 6 de la saison 3 Hated in the nation et la question des drones autonomes.

 

Résumé (rapide) de l’épisode

Hated in the nations s’attache au cinéma d’investigation avec un duo d’enquêteurs chargés de résoudre une situation mystérieuse. Plusieurs assassinats sanglants sont commis à Londres et l’arme du crime s’avère être des abeilles. Sauf que ces abeilles sont en réalité des créatures robotiques autonomes chargées d’effectuer le travail de pollinisation à la place des véritables abeilles, éteintes. Détournées de leur objectif, elles utilisent la reconnaissance faciale pour éliminer, en essaim, des cibles sélectionnées. Par la suite, les enquêteurs s’aperçoivent que ces drones autonomes se basent également sur le numéro IMEI de terminaux d’utilisateurs pour localiser leurs victimes.

La technologie présente dans l’épisode peut faire peur, elle est pourtant en train de se développer. Beeonic, une entreprise américaine, conçoit des abeilles robotisées afin de compenser la disparition progressive des abeilles en Amérique. Il s’agit encore d’un concept mais ces mini-drones pourraient être vendus par paquets de 50 aux agriculteurs prochainement. La science-fiction devient ainsi réalité.

Beeonic drone

Dans cet article, nous ne parlerons pas des drones de livraisons ou amateurs mais des drones équipés d’IA. En particulier, ceux dont les caractéristiques peuvent potentiellement être dangereuses pour l’être humain. Il s’agit des drones militaires.

 

Le débat politique/éthique des drones militaires

Il suffit aujourd’hui de donner des coordonnées précises, une photographie précise, voire une adresse IP, ainsi qu’une autorisation pour qu’un drone militaire aille tuer une personne. Plus grave encore, il suffirait d’intégrer une masse de données dans des drones autonomes pour que ceux-ci commencent à prendre des décisions par eux-mêmes en fonction du caractère dangereux des personnes qu’ils ciblent. Science-fiction me direz-vous. Et bien pas tant que cela… Cette technologie existe bien. Les barrières sont aujourd’hui politiques ou éthiques. Permettre ou non à des machines létales de fonctionner sans le contrôle direct d’un être humain, telle est la réflexion actuelle.

Des associations et organisations non-gouvernementales ont ainsi tournée une (fausse) vidéo pour protester contre cette technologie. Dans le but de choquer et réveiller les consciences, elle n’en est pas moins représentative de possibles dérives. La vidéo a connu une forte notoriété en novembre lors de sa présentation à la Convention sur certaines armes classiques de Genève. Je vous invite vivement à la regarder pour vous faire votre avis ! 

Avez-vous une opinion sur l’utilisation militaire des drones?
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