La route intelligente à l’ère du V2X

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On s’extasie très souvent, moi le premier, devant l’évolution des voitures connectées et autonomes (voir un précédent article). Ce que l’on ne sait pas forcément, c’est que ces évolutions sont très étroitement liées au développement de l’environnement urbain. Celui-ci doit être entièrement connecté afin de permettre aux véhicules de communiquer avec une multitude de capteurs. Tout ceci pour lui permettre de circuler de façon plus sécuritaire. On parle alors de communication V2X, pour Vehicle to Everything. Depuis le chemin (route de 1ère génération), la route pavée romaine (2ème G), la route revêtue (3ème G), l’autoroute (4ème G), jusqu’à la route connectée (5ème G), la route a bien évolué.

V2X, to everything and beyond ?

Que deux objets soient connectés et échangent des données, ce n’est pas nouveau (technologie bluetooth par exemple). Mais que tous les objets communiquent entre eux, sans forcément nous alerter, peut paraître déconcertant. Le terme V2X regroupe aujourd’hui une multitude de concepts (V2V, V2I, V2G, V2D…) qui sont autant d’interlocuteurs différents pour le véhicule connecté. Pour comprendre l’importance de ce système il faut remonter à 2016. L’urgence d’une communication entre véhicules et infrastructures a été démontrée lors d’un accident mortel provoqué par une voiture Tesla autonome. La voiture n’avait pas vu à contrejour un camion obstruant la voie et lui est rentré dedans. Cela aurait pu être évité si une caméra de surveillance avait détecté le véhicule en amont et alerté la voiture.

Aujourd’hui, des villes fantômes sont créées un peu partout dans le monde (M-City aux Etats-Unis ou bientôt Transpolis dans l’Ain, pour ne citer qu’eux) afin de tester ces solutions V2X. Dans des conditions urbaines répliquées, ces territoires de plusieurs hectares servent de zone de test pour les véhicules autonomes et les équipements connectés.

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La route intelligente, nous y sommes déjà

On parle aujourd’hui de 5ème génération d’infrastructures routières pour qualifier la route intelligente. Ou de la Mobilité 3-0. Avec deux objectifs bien précis : améliorer la sécurité du véhicule et fluidifier le trafic. Par exemple, si la route perçoit un ralentissement, elle peut transmettre le signal aux véhicules suivant afin que ceux-ci adaptent leur allure ou prennent un autre chemin. Elle peut également envoyer un signal dans un centre de contrôle afin d’abaisser la limitation de vitesse.

L’Union Européenne met en oeuvre de grands projets pour accélérer le développement des Systèmes de Transports Intelligents (ITS en anglais) et des acteurs de toutes natures y contribuent (Projet Scoop, Projet C-Roads, Projet Inframix…). Que ce soient les opérateurs télécom qui travaillent au déploiement de la 5G, afin de fournir une connexion continue sur autoroute, les constructeurs, les pouvoirs publics, les gestionnaires autoroutiers ou les startups technologiques, chacun a son mot à dire.

VINCI a ainsi conclu un partenariat avec PSA pour travailler sur les passages de péage par le véhicule autonome. Des tests concluants ont été effectués en juillet 2017 avec des Citroën Picasso. Les véhicules sont parvenus à ralentir à l’approche de l’infrastructure, et à s’insérer même sans lignes de marquage au sol. SANEF a fait de même avec Renault pour le passage de péages et de zones de travaux.

Les véhicules autonomes sont aujourd’hui une réalité et constituent un enjeu majeur pour les générations à venir. Affaire à suivre…

 

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