Robotisation et vallée de l’étrange

vallée de l'étrange

The future is bright, right? 

White Mirror ouvre un dossier un peu plus sombre et traite des malaises générés par la série d’anticipation Black Mirror. Aujourd’hui, place à l’épisode 1 de la saison 2 Be Right Back et le syndrome de la vallée de l’étrange.

 

Résumé de l’épisode

A la suite du décès de son petit ami, une jeune femme souscrit à un programme qui lui permet de simuler des discussions entre morts et vivants à partir de l’historique internet du défunt. A la manière d’un chatbot qui prendrait les traits de caractère de la personne décédée. Une étape est alors franchie lorsque la jeune femme teste un nouveau service pour transformer cette personnalité virtuelle en réelle copie physique. Le malaise s’installe alors lorsqu’elle s’aperçoit des micro-défauts  qui rendent cette copie finalement non réelle.

 

La vallée de l’étrange

 

Théorisée par le japonais Masahiro Mori en 1970, la vallée de l’étrange (ou vallée dérangeante) parle de notre ressenti face à un robot de forme humaine. Un robot, ou n’importe quelle autre créature artificielle, ayant une apparence humaine provoquera chez un être humain une certaine empathie. Mais ses imperfections aussi légères soient-elles, provoqueront un sentiment d’étrangeté pouvant aller jusqu’à la répulsion.

Ce phénomène d’anthropomorphisation du robot fait que plus un robot ressemble à l’être humain, plus ses différences nous paraissent monstrueuses. La vallée de l’étrange est alors cette zone de réponse émotionnelle négative que nous traversons face à un robot androïde. Celui-ci n’est plus jugé comme un robot qui se fait passer pour un humain mais comme un humain n’agissant pas de façon normale. D’où une certaine confusion. Il n’est donc pas toujours justiciable d’humaniser au maximum un robot. Le robot Pepper, présenté dans un précédent article, reste ainsi clairement identifiable comme machine et non humain.

vallée de l'étrange
Black Mirror, Saison 2, Episode 1, « Be Right Back.

Lorsque Martha discute avec la personnalité virtuelle d’Ash ou lorsqu’elle interagit directement avec lui, elle ne perçoit pas les défauts de cet avatar tant elle est émotionnellement emportée par l’expérience. Passés les premiers jours, elle se rend compte des imperfections qui rendent la copie d’Ash fausse et tombe alors dans la vallée de l’étrange. Il passe ainsi d’un amant ressuscité à un robot imposteur, et à un possible danger pour Martha. Le sentiment de répulsion est présent et Martha ira jusqu’à vouloir détruire l’avatar en lui demandant de sauter dans le vide.

 

 

Avez-vous déjà vécu ce genre de situation, où un robot vous procurait une sensation étrange?
N’hésitez pas à laisser un commentaire pour partager votre expérience !

 

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