Voitures autonomes, où en sommes-nous?

voitures autonomes

On entend beaucoup parler des voitures autonomes mais où en sommes-nous vraiment ? Si les géants technologiques comme Tesla ou Google avancent bien dans ce domaine, y a t’il d’autres constructeurs dans la course ? Quand pourra t’on voir ou encore mieux être conduits dans des voitures sans pilotes? Est-une solution vraiment sécuritaire?
C’est avec beaucoup d’enthousiasme pour ce nouveau modèle de locomotion que nous allons tenter de répondre a ces questions.

 

Feu vert pour les voitures autonomes

 

Uber et Google la testent déjà, General Motors l’annonce pour 2019, Tesla pour 2020, Ford et Mercedes 2021, ou encore Renault Nissan 2025. La voiture autonome, c’est donc pour demain déjà? Oui et non. Derrière ce terme, on retrouve différents niveaux d’autonomie, 5 exactement. 

Niveau 1. Le conducteur reste maître de son véhicule. Il peut utiliser quelques assistances, comme le régulateur de vitesse ou des alertes concernant les distances de sécurité ou le franchissement des lignes.

Niveau 2. La voiture conduit seule dans des situations déterminées. Pour des manoeuvres ou une allure basse dans des bouchons.

Niveau 3. La voiture est semi-autonome. Elle conduit seule mais le conducteur peut reprendre le contrôle à tous moments. Dès 2018.

Niveau 4. La voiture est autonome sous conditions. Elle peut rouler par elle-même mais doit respecter des paramètres prédéfinis. Dès 2021.

Niveau 5. La voiture est complètement autonome. Le volant est absent de l’habitacle et la responsabilité du conducteur est dégagée en cas d’accident. Pas avant 2025.

A chaque niveau d’autonomie, ce sont des quantités de capteurs et caméras qui sont rajoutés à la voiture. Le tout devant être analysé et interprété de façon ultra rapide par une IA embarquée. Pas une mince affaire donc. Aujourd’hui, nous nous situons entre le niveau 2 et 3, dans le respect de la réglementation.

 

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Tesla prévoit de faire circuler un véhicule sans conducteur d’Ouest en Est des Etats-Unis en 2018.

Quelles implications derrière?

 

Si la responsabilité du conducteur est de fait écartée, elle sera transférée au constructeur qui a développé l’IA. Mais peut-il encore y avoir des accidents avec des capteurs aussi avancés?

L’accident qui a coûté la vie à une jeune femme aux Etats-Unis hier le montre malheureusement.  En effet, une voiture Uber circulant de façon complètement autonome a percuté un piéton. La personne poussait un vélo à pied et a traversé une route en dehors des passages piétons. Même si la faute ne peut être totalement imputable à la voiture mais est due à un concours de circonstances, un questionnement s’impose alors. Si on peut faire confiance à une voiture autonome pour une conduite normale en ville ou en dehors, qu’en est-il des situations inopinées? Celles nécessitant des réflexes et une perspective humaine? Celles propices à des accidents justement? Voilà où se situent aujourd’hui les pistes d’amélioration.

En février Waymo, l’entreprise d’Alphabet consacrée aux voitures autonomes, aussi appelée Google car, a dévoilé ce que perçoit une voiture sans conducteur. Et malgré les nombreuses caméras et capteurs placés sur la voiture, on peut dire que la vision combinée qui en découle est assez précise. C’est maintenant le travail de l’IA de tout traduire pour effectuer les bonnes décisions. Le plus gros du travail.

 

Abandonneriez-vous votre voiture pour une voiture autonome?
Dites-le nous en commentaire.